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Ordinations diaconale et presbytérale dans le diocèse de Maroua-Mokolo

Retraite sacerdotale et ordinations presbytérales et diaconales

A partir de la Bible, en passant par le Directoire Pastoral Provincial, la nouvelle Instruction sur le « rajeunissement » des paroisses de la Congrégation pour le clergé, de Presbyterorum Ordinis, de Evangelii Gaudium, de Africae Munus, de Ecclesia in Africa ainsi que du Directoire Pastoral Diocésain, Monseigneur Gilbert DAMBA WANA, Vicaire Général dudit Diocèse, a réveillé chez les retraitants à un désir ardent d’une mise à jour de leur vie de prêtre et de leur ministère pastoral dans un monde en perpétuel changement.

            Fidèle à sa tradition, au-delà des perturbations de son calendrier traditionnel et malgré le contexte de la pandémie du Codid19, le Diocèse de Maroua-Mokolo a honoré le rendez-vous d’organiser la retraite annuelle de tous les prêtres œuvrant dans cette Eglise particulière. Elle s’est déroulée du 17 au 21 aout 2020 dans l’enceinte du Grand Séminaire Inter-Diocésain Saint-Augustin de Maroua et a été clôturée avec les ordinations presbytérales et diaconales de deux prêtres et deux diacres transitoires. Cette retraite avait pour thème : A vin nouveau, outres neuves, inspiré de l’Evangile de Marc au chapitre 2, le verset 22. Sa méditation se veut un renouvellement, mieux un rajeunissement des pasteurs que l’Eglise espère pour une évangélisation nouvelle.

            Dès l’entame de la retraite, le prédicateur a rappelé l’importance de gérer le temps pour le mettre à profit en pensant au Maître du temps qui est Dieu. S’inspirant du Pape François qui considère le temps à trois dimensions, pour le bien de notre Eglise a-t-il rappelé, nous devons regarder le passé avec reconnaissance, vivre le présent avec passion et regarder vers l’avenir avec espérance. Car selon lui, le temps est un don de Dieu qui doit nous permettre de progresser, de grandir et d’avancer, chacun dans ses engagements. L’on doit ainsi en faire bon usage à chaque occasion donnée.

            En ouvrant les entretiens par l’épisode des noces de Cana en Jn 2,5, le prédicateur a insisté sur le fait de regarder l’avenir avec espérance en acceptant de s’ouvrir pour accueillir la nouveauté de Dieu en Jésus Christ. Car pour lui, le vin nouveau est apprécié comme étant de qualité supérieure et il faut oser du nouveau sous l’ordre du Seigneur pour arriver à une Eglise diocésaine qu’on espère, une Eglise ouverte au souffle de l’Esprit. Une annonce qui, finalement donne aux croyants, même à ceux qui sont tièdes ou qui ne pratiquent pas, une nouvelle joie dans la foi et une fécondité évangélisatrice.

            Poursuivant les entretiens, l’orateur n’a pas manqué de rappeler que le prêtre est un intendant des mystères du Christ et il exerce cette intendance par l’enseignement de la Bonne Nouvelle et l’administration des sacrements, tâche noble mais exigeante. Aussi, devrait-il garder dans sa conscience qu’il est investi d’une grande mission au sein du peuple de Dieu afin de l’assumer honorablement. Partageant le ministère de Jésus, le prêtre est comme un grenier, le lieu où le peuple de Dieu est en droit de venir puiser la Parole de Dieu. Ainsi, par la célébration des sacrements, le prêtre exerce son ministère de sanctification. Il se sanctifie et sanctifie le peuple qui lui est confié.

Invitant ainsi à soigner la qualité de la mission pastorale dans tous ses aspects pour la sanctification du peuple de Dieu dont ils ont la charge, les prêtres ne devraient pas négliger, a-t-il insisté, le soin à apporter à leur propre sanctification.

            De bout en bout, le prédicateur a mis un accent sur la notion de conversion missionnaire, chère au Pape François, élan qui engage tout le peuple de Dieu et le prêtre en particulier. Car pour lui, l’Eglise est un corps qui a plusieurs membres selon l’expression de Saint Paul, et chaque membre a sa place et son rôle à jouer.         

Après cet élan de ressourcement spirituel sans lequel le prêtre se dénature et devient simplement un « fonctionnaire » a rappelé Monseigneur Bruno ATEBA EDO dans son mot de clôture, celui-ci a procédé à l’envoi en mission des prêtres pour l’année pastorale 2020 et aux ordinations presbytérales et diaconales en la Cathédrale Notre-Dame de l’Assomption de Founangué, le samedi 22 Août 2020.    

Ce Samedi 22 août 2020 fut un jour mémorable pour le diocèse de Maroua-Mokolo et la Congrégation des Oblats de Marie Immaculée. En effet, dans une atmosphère vibrante de joie, quatre de leurs fils ont reçu l’ordination presbytérale et l’ordination diaconale. Il s’agit du diacre Innocent MUBE et du diacre Fidèle NGAMI (OMI) qui ont été ordonnés prêtres d’une part, et des grands séminaristes Innocent ATLAFADAO et Ismaël FARADOU ALKALI qui ont été ordonnés diacres transitoires d’autre part. Cette célébration était présidée par Mgr Bruno ATEBA EDO à la Cathédrale Notre-Dame de l’Assomption de Founangué-Maroua, qui de plus en plus s’habitue à organiser des événements d’une telle envergure.

La messe a commencé à 9H 00 précise après l’arrivée du préfet de Diamaré, accueilli par Mgr Bruno ATEBA évêque du diocèse de Maroua-Mokolo. Pendant que la chorale et le peuple de Dieu exécutaient les chants de joie et d’allégresse, permettant la mise en place des fidèles et des ministres ordonnés.

Après la procession d’entrée et la salutation de l’Evêque selon la formule habituelle, le Recteur de la cathédrale a pris la parole pour exprimer un souhait de bienvenu dans la cathédrale, « maison commune » du Diocèse, qui dans l’avancée considérable du chantier a réservé un accueil chaleureux à l’ordinaire du lieu, à ses fils et filles. Puis, ce fut l’appel des candidats au diaconat et presbytérat. Le rite d’ordination proprement dit a repris après la liturgie de la Parole et l’homélie de l’évêque.

Dans son homélie, l’évêque a donné un enseignement sur le sens de la royauté de Marie. Selon lui, Marie est Reine parce qu’elle est la Mère de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. Marie est une Reine qui ne se vante pas. Les qualités qui font d’elle une Reine sont : une mère douce, disponible, discrète, humble, une dame qui ne fait pas obstruction à la mission de son Fils. L’évêque a ainsi exhorté les ordinands à prendre Marie pour modèle et imiter le Christ dans le service qu’ils auront à rendre dans leur ministère. Car avec Jésus, Fils de Marie Reine, régner c’est servir.

Apres l’homélie, le rite d’ordination proprement dit a suivi avec les articulations suivantes : le dialogue de l’Evêque avec les candidats aux ordres sacrés, la litanie des saints, l’imposition des mains, la prière consécratoire et les rites complémentaires. Ce moment de grande importance s’est déroulé dans le calme, le silence et le recueillement. Cette célébration a été riche en couleur et le peuple chrétien avait le cœur rempli de joie de voir des nouveaux bergers pour la vigne du Seigneur !

Ab. Raphaël SANDA REVED

Ordination diaconale de trois frères Joséphites à Douvangar

En ce 27 octobre 2019, la paroisse St Michel de DOUVAGAR marque un événement historique, celle de l’ordination diaconale de trois (03) Frères de la congrégation des Joséphites : Fr Barthelemy MINGA, Fr Christian MUAMBI et Fr Jean-Pierre MPIEKO KIDUMU. Une grande première puisque jusque-là les pères Joséphites n’avaient pas encore organisé une ordination dans le diocèse de Maroua-Mokolo. La célébration a été présidée par Mgr Bruno ATEBA EDO, Evêque de Maroua-Mokolo en présence de la forte communauté des prêtres Joséphites, des Oblats de Marie Immaculée et des prêtres diocésains ; les différentes congrégations féminines ont aussi répondu favorablement à l’invitation des ordinands. Les pères Joséphites sont présents au Cameroun dans le diocèse de Maroua-Mokolo depuis plus de 20 ans maintenant. Ils occupent quelques paroisses à savoir Douvangar, Douroum, Rwa, et Ouzal. Ils ont aussi la responsabilité de la coordination des enseignements secondaires au niveau diocésain et la direction du Collège Saint Joseph de Koza.

Le Sous-préfet de l’arrondissement de Méri, fidel chrétien de la paroisse et appelé à d’autres fonctions a saisi l’opportunité de cette grande fête pour faire ses adieux au diocèse et à toute la communauté paroissiale de Douvangar.  Toute la célébration a été ponctuée par de belles chansons en MOFOU, langue locale et en LINGALA, langue des ordinands originaires de la RDC.

Le diacre, en promettant obéissance à son évêque, prend Jésus pour modèle, obéissant par excellence (cf. Ph 2,5-11) : à son exemple il déclinera son obéissance sur le mode de l’écoute (cf. He 10,5 Jn 4,34) et de la disponibilité radicale (cf. Lc 9,54 Lc 10,1). Il s’engage donc, d’abord envers Dieu, à agir en pleine conformité avec la volonté du Père ; dans le même temps, il s’engage aussi envers l’Eglise, qui a besoin de personnes pleinement disponibles. Dans la prière, par l’esprit d’oraison dont il doit être pétri, le diacre approfondira quotidiennement le don total de soi, comme le Seigneur l’a réalisé  » jusqu’à la mort, et la mort sur la croix » (Ph 2,8).

Le concile Vatican II synthétise le ministère diaconal par la trilogie  » diaconie de la liturgie, de la Parole et de la charité. De cette façon, s’exprime la participation diaconale à l’unique et triple munus du Christ dans le ministère ordonné :  » En tant qu’il proclame et commente la Parole de Dieu, il est maître ; en tant qu’il administre les sacrements du Baptême et de l’Eucharistie, ainsi que les sacramentaux, qu’il participe à la célébration de la Messe comme « ministre du Sang », qu’il conserve et distribue l’Eucharistie, il est sanctificateur ; en tant qu’animateur de communautés ou de secteurs de la vie ecclésiale, il est guide. Ainsi, le diacre assiste et sert les évêques et les prêtres, qui président toute liturgie, qui veillent sur la doctrine et qui conduisent le Peuple de Dieu.

Dans le service de la communauté des fidèles, par leur ministère, les diacres doivent collaborer à la construction de l’unité des chrétiens sans préjugés et sans initiatives maladroites en entretenant les qualités humaines qui rendent une personne acceptable et crédible par les autres, en surveillant son propre langage et ses propres capacités de dialogue, pour acquérir une attitude authentiquement œcuménique.

Pendant l’ordination, l’évêque remet au diacre le livre des Evangiles en lui disant :  » Recevez l’Evangile du Christ, que vous avez la mission d’annoncer. Comme les prêtres, les diacres se consacrent à tous les hommes, tant par leur bonne conduite que dans la prédication explicite du mystère du Christ, dans la transmission de la doctrine chrétienne ou dans l’étude des problèmes contemporains. La fonction principale du diacre est donc de collaborer avec l’évêque et les prêtres dans l’exercice du ministère, qui n’est pas au service de leur propre sagesse mais de la Parole de Dieu, en invitant tout homme à la conversion et à la sainteté. Pour bien remplir cette mission, les diacres sont tenus à s’y préparer : avant tout, par l’étude rigoureuse de l’Ecriture Sainte, de la Tradition, de la liturgie et de la vie de l’Eglise. Enfin, il est nécessaire qu’ils apprennent l’art de communiquer la foi à l’homme d’aujourd’hui, efficacement, intégralement, dans toutes les cultures, à tous les âges de la vie.

Les Joséphites constituent une Congrégation religieuse catholique. La Congrégation fut fondée en 1817 à Grammont (Geraardsbergen), diocèse de Gand, par l’abbé Constant Guillaume Van Crombrugghe (1789-1865).

La Congrégation des Joséphites est totalement vouée à l’éducation des jeunes. La jeunesse est donc au centre de leurs préoccupations. Les écoles qu’ils ont fondées et les paroisses sont les lieux où ils s’impliquent essentiellement. La transmission de leurs savoirs en matière d’éducation reste une de leur mission principale. Le fondateur a insisté sur l’importance de pouvoir s’adapter aux besoins spécifiques d’une époque ou d’un lieu précis. Les Joséphites ont de ce fait adapté leur pédagogie, avec le temps et les régions ou pays où ils s’investissent. 

Xavier Katran

Messe d’action de grâce en Mémoire de la Soeur Marie COLIN à Koza

LES ENFANTS DE LA SŒURS MARIE COLIN LUI DISENT «MERCI » A KOZA

Ce Samedi 26 octobre 2019, les enfants spirituels, amis et compagnons de la Sœur Marie Colin ont rendu grâce à Dieu pour les œuvres missionnaires de leur maman Marie Colin au cours d’une messe présidée par Mgr Bruno Ateba Edo en la paroisse Saint Pierre et Paul de Koza. Il s’agit d’une célébration pour honorer la mémoire de la Révérende Sœur Marie Colin décédée en France le 03 Juin 2019 à l’âge de 91 ans.

La sœur Marie Colin est née le 6 décembre 1928 à Plouhinec en France, d’une famille de 4 enfants. Elle a enseigné à Plomeur, Guiscriff et Sarzeau, en France pendant 23 ans avant de souhaiter s’ouvrir à d’autres mondes. Elle arrive au Nord Cameroun en 1977 et s’installe à Koza pour s’occuper des écoles de la zone de Koza. Pendant plus de 28 ans dans cette paroisse, elle a dirigé 3 écoles à Djingliya, Galdala et Kilda et créé 3 autres à M’skar, Ouzal et Koza. Parcourant tous les villages, grimpant toutes les montagnes, bravant tous les obstacles pour forger un avenir meilleur par l’éducation aux filles et fils de la zone de Koza. Certains l’appelaient en raison de ses fréquentations « la Sœur des élèves et des maitres ». Rentrée en France en 2004 après avoir dit au revoir à ses enfants, elle continuera à soutenir l’éducation des enfants les plus démunis en payant les frais d’écolage pendant quelques années.

Ce samedi, ils étaient plus d’un millier d’enfants qui ont eu la sœur Marie Colin, soit comme enseignantes, soit comme directrice participer à cette messe d’actions de grâce. Les autorités administratives, militaires, traditionnelles et les responsables des autres communautés de foi de la localité de Koza ont répondu présent à cette cérémonie.

Les témoignages de circonstance ont reconnu l’immensité des œuvres de la sœur Marie Colin aussi bien dans le domaine de l’éducation que du sociale en passant par le spirituel. Avec humilité, simplicité, don de soi, partage et désintéressement, la sœur marie Colin a profondément marqué ses enfants. Il est de leur devoir de continuer ses œuvres. Les enfants de Marie Colin ont dit merci à Dieu pour les efforts de l’Eglise dans la promotion du développement, de paix et du vivre ensemble ; aux enseignants des écoles privées Catholique qui se dévouent pour l’éducation scolaire dans la zone de Koza ; et aux sœurs filles du St Esprit, notre maman est partie.

Au cours de cette messe d’action de Grace, l’Evêque dans son homélie de circonstance s’est appuyé sur la deuxième lettre de Saint Paul Apôtre à Timothée (2, 8-13) et l’Evangile de Jésus Christ selon Saint Luc (17, 11- 19) pour enseigner les participants sur le sens de la reconnaissance pour les bonnes actions. Il faut savoir dire merci parce que nous sommes tous redevables à Dieu de tous ce que nous sommes.

A présent nous espérons que la Sœur Marie Colin repose en paix auprès de Dieu le père, continuant de prier pour ses enfants, pour notre Région de l’Extrême-Nord et pour tout le Cameroun.

Un des enfants de la Sœur Marie Colin

Rencontre des SEDUC de la Province ecclésiastique de Garoua

SEPTIEME RENCONTRE DES SEDUC, CDS, CONSEILLERS PEDAGOGIQUES DE LA MATERNELLE ET DU PRIMAIRE, LES PRINCIPAUX DES COLLEGES CATHOLIQUES DE LA PROVINCE ECCLESIASTIQUE DE GAROUA TENUE A MAROUA DU 21 AU 24 OCTOBRE 2019.

COMMUNIQUE FINAL

Du 21 au 24 octobre de l’an de grâce 2019, s’est tenue à Maroua, dans la salle de réunion de la Procure diocésaine, la rencontre des SEDUC, Coordonnateurs diocésain pour le secondaire, Conseillers Pédagogiques de la Maternelle et du Primaire, et les Principaux des collèges catholiques de la Province Ecclésiastique de Garoua, sous le thème : maîtrise de la classe en situation d’apprentissage. Ont pris part à cette rencontre, 26 séminaristes parmi lesquels : 01 évêque, 10 prêtres, 4 religieuses et 11 laïcs. Les activités se sont articulées autour des cérémonies protocolaires d’ouverture, des exposés thématiques, des échanges d’expériences, de la détente et des repas.

De la cérémonie protocolaire d’ouverture

Elle s’est déroulée en deux phases à savoir :

  1. La célébration eucharistique

Cette célébration eucharistique a été présidée par Mgr BRUNO ATEBA EDO. Le prélat a consacré cette messe d’ouverture à la guidance du Saint Esprit en ce jour où l’Église célèbre la fête de saint Jean Paul II, Pape. Il a exhorté les responsables de l’éducation catholique à garder la flamme de la charité allumée dans leurs cœurs, à l’exemple du saint du jour qui est grand éducateur.

La cérémonie officielle d’ouverture

La cérémonie officielle d’ouverture a connu deux allocutions :

 La première, le mot de bienvenue prononcé par Monsieur Faustin MALIKI, SEDUC de Yagoua, en lieu et place de Monsieur MAHAMAT L’TAGLOK, SEDUC de Maroua-Mokolo empêché. Il a d’abord souhaité la bienvenue à tous les participants et salué de manière spéciale la présence de Mgr BRUNO ATEBA EDO, Evêque de Maoua-Mokolo, Président de la conférence épiscopale provinciale de Garoua et président de commission provinciale en charge de l’Education catholique.

La seconde, le mot d’ouverture Mgr Bruno ATEBA EDO, il a, quant à lui, invité, les responsables de l’éducation catholique à travailler pour que les établissements catholiques atteignent l’excellence et s’y maintiennent.

Des exposés thématiques

Les participants ont bénéficié de 7 exposés thématiques dont 3 relatifs au thème central de la rencontre menés avec maestria et expertise par Dr Emmanuel TIAM, Inspecteur Régional en charge des Ecoles Normales à la Délégation Régionale des Enseignements Secondaires de l’Extrême-Nord.

L’exposé N°1 a porté sur la maîtrise de la classe en situation d’apprentissage. Il a permis de comprendre et de voir qu’en dehors des contrôles classiques sur le plan pédagogique, d’autres éléments doivent être pris en compte comme la gestion des émotions, de la puberté, la sensibilité à la classe. Bref, la maitrise de classe dépend de la planification et l’exécution des tâches. L’école doit porter les valeurs, ceci permet à la structure d’être plus performante et humaine.

L’exposé N°2 sur la gestion des conflits en milieu scolaire. Le conflit est un choc, une lutte, une divergence de points de vue, d’idées de position. Il se passe toujours entre deux entités aux points de vue divergents. Il a un objet et s’inscrit dans une dimension spatio-temporelle. Le facilitateura présenté la genèse des conflits, leur manifestation et a proposé  les moyens de leur résolution.

L’exposé N° 3 s’est appesanti sur la violence en milieu scolaire. La violence, contrairement au conflit, est issue d’une déchéance, d’une déception, d’un sentiment d’injustice. Les causes sont d’ordre spacio- temporel, environnemental, familial et interne au milieu scolaire lui-même. Les solutions viendraient alors de l’effort conjugué de tous les antagonistes et d’une meilleure appréhension de l’environnement de l’élève.

En plus de ces exposés thématiques d’autres exposés ont été présentés :

La présentation succincte des rapports d’activités dans les différents établissements par diocèse suivi des échanges constructives ;

Le pilotage pédagogique par les chefs d’établissements ;

L’évaluation et l’harmonisation des examens blancs provinciaux et du GCE.

Les échanges sur l’arrêté conjoint N°8111 du MINEDUB et MINESEC, fixant le calendrier scolaire pour l’année 2019-2020.

Enfin, l’exposé sur les avancées du projet de l’ENIEG de la Province Ecclésiastique de Garoua.

A l’issu de ces différents échanges, quelques recommandations ont été formulées :

De la cérémonie de clôture

Elle a connu deux moments : la messe de clôture présidée par Mgr Bruno ATEBA EDO avec une intention particulière pour les membres défunts : de la communauté éducative, des collaborateurs, des membres de familles, amis et bienfaiteurs et l’envoie solennel en mission des éducateurs;

Suivie de la cérémonie solennelle de clôture avec la lecture du communiqué final, le mot de remerciements des SEDUCS prononcé par l’abbé Aurélien LEHOUN MBEA, SEDUC de Ngaoundéré, et le discours de clôture de l’ordinaire des lieux.

Au terme de ces 4 jours de travaux, les participants ont exprimé leur satisfaction pour la bonne tenue de ce séminaire de renforcement de capacités et d’évaluation. Ils apprécient à juste titre la pertinence des thèmes exposés et le choix des facilitateurs. Ils saluent les efforts du SEDUC de Maroua-Mokolo pour les dispositions prises et le cadre de travail paisible. Ils remercient Mgr Bruno ATEBA EDO pour sa disponibilité, et pour les conseils et les mots d’encouragement et les recommandations à eux prodigués. En retour, ils prennent l’engagement de mettre à profit tous ces enseignements reçus et à la mise en pratique des recommandations faites pour que l’école catholique continue d’œuvrer à la formation intégrale de l’homme et de tout homme.

Le rendez-vous est pris pour la rencontre provinciale des Associations des Parents d’élèves et Enseignants prévue du 1er au 02 décembre 2019 à Ngaoundéré. La 8ème rencontre provinciale des SEDUC et leurs collaborateurs se tiendra à Yagoua du 26 au 29 avril 2020, sous le thème : La place et la qualité de la discipline dans les établissements scolaires catholiques de la province ecclésiastique et la maîtrise des cahiers de charges des responsables des structures secondaires catholiques.

Fait à Maroua, le 24 octobre 2019

L’équipe du Secrétariat

Abbé André BAYAOLA

Abbé Simon VONDOU

Roger ANEUGA DAMBA

Mgr Bruno Ateba Edo pose la première pierre du nouveau bâtiment Caritas

Le soleil accablant de ce mardi 23 avril 2019 n’a pas empêché la tenue de ce grand rendez-vous de la pose de la première pierre du nouveau bâtiment de la Caritas diocésaine. Mgr Bruno Ateba Edo, bâtisseur infatigable a voulu marqué cette prière d’un sceau particulier. Tous les ouvriers des services centraux de notre diocèse étaient présents. Cela marque la grande joie que le diocèse éprouve en recevant ce précieux don de « Caritas Allemagne ».

Il s’agit en fait d’un immeuble bureau siège de la Caritas et salle de formation des adultes en exécution du marché N°0027/CA/CARITAS-P.121-005/2018. C’est un immeuble de type R+1 occupant une emprise d’environ 440 m². Il comprend au Rez-de-chaussée et au R+1 : 16 bureaux, une salle de conférence, une salle de réunion, une salle d’accueil et de réception, un magasin, des toilettes et d’autres pièces.

Le chantier a été confié à l’Entreprise « Les Incroyables » du jeune talent Olivier Andzama, digne fils de notre diocèse de la paroisse Saint Pierre de Koza. Les travaux seront suivis par l’ingénieur Souina Barnabas et le Maître d’ouvrage c’est « Caritas Maroua-Mokolo ». La durée des travaux est estimée à 7, 5 mois.

Abbé Gilbert Pali

En Communion Mai 2019

Suivons les pas du Ressuscité !

Chers frères et sœurs ouvriers apostoliques,

Le Christ est vraiment ressuscité, il est apparu aux apôtres et à quelques femmes. A nous aujourd’hui aussi, il se manifeste et nous apporte la paix, cette grâce que nous attendons avec beaucoup d’espérance dans notre pays et dans le monde entier. Dans les récits bibliques qui nous parlent des apparitions de Jésus, il est fait mention de la salutation qu’il adresse à ses disciples : la paix soit avec vous.

L’annonce de la passion de Jésus avait suscité une grande consternation dans le groupe des apôtres et même chez ceux qui voyaient en Jésus le Messie. Avec sa venue et au regard des premiers moments de sa mission, ses contemporains voyaient leur espérance comblée. Avec la passion et la mort de Jésus, les cœurs étaient troublés. C’est pourquoi, bien avant sa passion,  il disait à ses disciples, que votre cœur ne se trouble point. La fête de Pâques que nous avons célébrée avec beaucoup de joie nous invite à entrer dans l’espérance. Comme le dit l’apôtre Paul, si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?

La joie de Pâques a été surtout vécue par les nombreux fidèles qui ont reçu le sacrement de baptême, de l’eucharistie et de mariage. La communion à la mort et à la résurrection à travers le baptême et la participation aux célébrations pascales nous encourage à poursuivre notre marche vers le Royaume des cieux avec plus d’enthousiasme et de persévérance. Avec nos communautés chrétiennes, il est important d’approfondir le sens de la vie chrétienne. On ne reçoit pas le baptême pour ensuite retomber dans le vieil homme. La nouvelle naissance dans le Christ fait de nous acteurs des œuvres de l’Esprit. Comme Jésus le rappelait à ses disciples dans le discours sur la montagne : vous êtes la lumière du monde, vous êtes le sel de la terre. Comment communiquer aujourd’hui, à ceux qui nous entourent, la lumière de l’Evangile et la joie du Ressuscité ?

Il y a quelques semaines, le Pape François a adressé une belle Exhortation aux jeunes et à l’ensemble de l’Eglise. Il insiste sur le Christ ressuscité qui inaugure un temps nouveau, aussi bien pour les jeunes que pour l’ensemble de l’Eglise. A l’occasion de la journée internationale de la jeunesse, plusieurs jeunes de notre Diocèse se sont retrouvés en zone pour réfléchir et prier. C’est toujours émouvant de voir cette jeunesse présente et active dans l’Eglise. L’émotion se prolonge et cette fois en terme d’inquiétude lorsqu’on s’interroge sur l’avenir de ces millions de jeunes de notre pays. Nous encourageons les encadreurs des jeunes à conduire ces derniers sur des chemins de réflexions profondes concernant leur avenir. Il est temps, si ce n’est pas tard, pour chaque jeune de notre Diocèse, de se convaincre qu’il doit être protagoniste de son avenir. Les portes de l’avenir peuvent encore s’ouvrir pour tous, mais cela demande détermination et travail assidu. Bientôt, bon nombres de nos jeunes seront appelés à passer les examens officiels. C’est lamentable et regrettable de constater que notre région de l’Extrême-Nord figure presque toujours au bas du tableau sur le classement, à l’issue des examens de l’office du baccalauréat.

Il y a quelques années, je me rappelle que les équipes apostoliques et parents chrétiens étaient fortement encouragés à s’engager dans les Associations des parents d’élèves. Il n’est pas normal que l’Eglise soit absente dans les grands lieux où se décide l’avenir de notre pays.

Ces derniers jours, nous avons été au courant des scènes de violence dans certaines localités frontalières. Et au lendemain de Pâques, l’arrondissement de Mokolo a connu une atrocité dans le combat qui a opposé nos frères et sœurs des villages de Ldaman et Jougoulé. Après des décennies de christianisme et d’islam, l’on s’interroge sur de telles attitudes. Et les échos de ce qui s’est passé nous font penser à une scène de violence généralement attribuée à Boko Haram. Nos populations, auraient-elles intégré la violence comme mode d’expression ? Nous pensons que la solution ne se trouve pas dans la violence mais plutôt dans la promotion de la justice et du dialogue. Et cela engage aussi bien les populations que les pouvoirs publics.

Au cours de notre récent presbyterium, nous avions longuement parlé des risques de violence enfouie dans la cendre. Et nous pensons que nous prêtres, religieux et religieuses, devrons nous engager davantage dans les actions de promotion de la paix et du vivre-ensemble. C’est le lieu de rappeler la prière pour la paix qui a été recommandée à l’ensemble du diocèse il y a de cela quelques années. Avons-nous gardé l’habitude de réciter ces prières dans les communautés et groupes ? De même, nous prêtres, il nous a été demandé, suivant les recommandations de la Conférence épiscopale nationale du Cameroun, de célébrer une messe par semaine à l’intention de la paix, avec des textes précis. Le faisons-nous encore ?

Je voudrais à présent nous encourager à poursuivre nos efforts pour la construction de notre cathédrale. A l’occasion de la messe chrismale, nous avons été heureux de collecter une somme assez importante grâce à la générosité du personnel de nos différentes structures diocésaines (santé, écoles, collèges, CDD, Caritas, Justice et Paix, UCEC,….), des élites du Diocèse et de certaines autorités de la ville de Maroua.

Concernant les contributions des chrétiens dans toutes les paroisses du Diocèse, elles se font et les versements doivent se faire à la procure, au plus tard le lundi 17 juin 2019. Nous encourageons les fidèles pour les efforts antérieurs et les exhortons à en faire davantage, n’oublions pas le slogan diocésain : Tout le monde a besoin de tout le monde.

Le mois de mai est dédié à la Vierge Marie. Invoquons la Mère de l’Eglise, qu’elle intercède pour nous et nous soutienne avec sa tendresse maternelle tous les jours de notre vie. Bonne fête à tous les travailleurs, et tout spécialement aux Prêtres Joséphites, aux Filles de St Joseph, aux Sœurs de St Joseph de Cuneo.

Mgr Gilbert Damba Wana

Mgr Abraham Kome, nouveau président de la CENC

Monseigneur Abraham Bouala Kome, évêque de Bafang, a été plébiscité ce vendredi 03 mai 2019 comme nouveau président de la Conférence Épiscopale Nationale du Cameroun (CENC) en remplacement de Mgr Samuel KLEDA arrivé au terme des deux mandats légaux prévus par les textes de l’église catholique au Cameroun.

L’Archevêque de Douala  lors de l’ouverture de l’assemblée mercredi dernier à Mvolyé, estimait qu’il avait tout donné et prêt à se retirer  « J’ai fait deux mandats comme président de la CENC. Je suis heureux de céder la place à un autre frère évêque. Je ne cherche pas à changer ou modifier les statuts de la CENC pour rester en place », a souligné Mgr KLEDA. «Selon nos statuts, le mandat a une durée de 3 ans, renouvelable une fois et j’ai fait les deux mandats. Quand on a déjà fait deux mandats de six ans, c’est beaucoup. Il est bon de laisser la place à un autre qui va venir aussi apporter quelque chose de nouveau. C’est un service, c’est mieux de le passer à une autre personne» .

Son remplaçant, Abraham BOUALO KOME est né le 2 juillet 1969 à Loum dans la Région du Littoral et a été ordonné prêtre le 11 décembre 1999. Benoît XVI le nomme évêque de Bafang – le tout premier évêque de Bafang depuis le 26 mai 2012. Le 6 juin 2017 il est nommé administrateur apostolique de Bafia, à la suite du décès de Mgr Jean-Marie Benoît Balla, survenu le 31 mai.

L’évêque de Manfe, Mgr Andrew NKEA a été désigné comme Vice-préside

15 millions de francs supplémentaires pour la poursuite des travaux de la cathédrale Notre-Dame de Maroua-Founangué

Une messe qui a tenu ses promesses, c’est le moins que l’on puisse dire au lendemain de ce grand rassemblement diocésain. C’est la première fois qu’elle se célèbre dans le vaste chantier de la nouvelle cathédrale qui donne déjà des allures de monument digne pour la célébration du culte de notre divin Maître.

Ce jeudi 11 avril 2019 à 16 heures, tous les prêtres du diocèse de Maroua-Mokolo étaient autour de Mgr Bruno Ateba Edo, maître d’orchestre qui n’a pas manqué de mettre l’accent sur la symphonie diocésaine à l’image d’un ballet céleste. Le presbyterium était déjà rassemblé trois jours avant pour une formation permanente sur le thème de la Caritas. Les travaux se sont déroulés sous la houlette de Monsieur Kaldapa Edouard, secrétaire permanent de « Caritas Maroua-Mokolo » qui s’est évertué à présenter aux prêtres le rôle et le fonctionnement de la structure. Il était question pour lui de s’assurer que les responsables des paroisses et la Caritas diocésaine exécutaient les mêmes pas de danse.

La messe chrismale qui clôturait cette formation a été rehaussée par la présence du gouverneur de la Région de l’Extrême-Nord Monsieur Midjiyawa Bakari et son état-major. Messe au cours de laquelle, les prêtres ont renouvelé leurs promesses sacerdotales après la bénédiction des saintes huiles par Mgr Bruno Ateba Edo.

Au cours de la messe, des générosités ont été une fois de plus manifestées pour la poursuite des travaux. Parmi celles-ci nous notons la remarquable somme de 5 000 000 FCFA (cinq million) déposée par le représentant personnel du très Honorable Cavaye Yegué Djibril, président de l’Assemblée Nationale du Cameroun et digne fils de notre diocèse. Nous notons aussi la participation de plus de cinq millions de francs des ouvriers des services centraux du diocèse et de Mme Foutchou Djakaou, sénatrice qui a remis pour la circonstance 1 000 000 FCFA (Un million). Une collecte organisée avec le concours des « amis du diocèse de Maroua-Mokolo » qui ont aussi déposé 1 000 000 FCFA dans la bourse commune. Avec les autres participations individuelles que nous ne pouvons pas citer ici, nous sommes arrivés à un montant de 15 000 000 FCFA (Quinze million) en attendant le 22 juin, date prévu pour les ordinations sacerdotales et où les participations des paroisses sont attendues.

La soirée s’est achevée avec un repas fraternel offert par l’évêque à ses prêtres et après la distribution des saintes huiles, tous ont repris le chemin des paroisses pour vivre la grande semaine sainte.

Abbé Gilbert Pali