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En communion janvier 2019

Les yeux tournés vers le Seigneur, nous entrons dans la nouvelle année 2019

Chers frères et sœurs ouvriers apostoliques,

Nous venons de célébrer la fête de Noël, l’Emmanuel, Dieu-avec-nous. Notre histoire personnelle et communautaire témoigne de cette présence active de Dieu dans le monde. Chaque instant de notre vie en témoigne. Nous espérons que la joie de la Nativité a renouvelé le dynamisme de nos communautés chrétiennes. Et nous rendons grâce au Seigneur qui a permis que cette fête se déroule dans la paix. En parlant de la joie de Noël, comment ne pas évoquer ici celle de la communauté chrétienne de Amchidé qui a célébré la Nativité au cours d’une célébration eucharistique ! Nous remercions les confrères de la zone Mayo Sava et d’ailleurs pour leur courage missionnaire même dans les situations difficiles

2018 s’en va, 2019 commence. Voici une nouvelle année que le Seigneur nous accorde. C’est un temps de grâce pour progresser dans la mission d’évangélisation, en cherchant à rendre toujours plus perceptible ce vœu de Jésus : je suis venu pour que les hommes aient la vie en abondance (cf. Jn 10, 10). Nous souhaitons à tous une bonne et heureuse année 2019. Que la paix du Christ habite dans nos cœurs et que nous soyons toujours de bons ouvriers  au service du Seigneur.

Ce mois de janvier sera marqué par des événements importants de la vie de notre diocèse. Je vous signale quelques unes des dates par ordre chronologique :

Le 4 janvier 2019, notre Evêque rencontrera toutes les religieuses du diocèse à Maroua. La rencontre est prévue dans la salle du CDD à 9h 30.

Le 6 janvier 2019, l’abbé Basile TEGAMBA célébrera sa première messe dans la paroisse Sainte Marie de Sir, son village. Nous y sommes tous invités.

Le 20 janvier 2019, nous serons unis à la Paroisse Sainte Famille de Mokolo Tada pour célébrer les vœux perpétuels de la Sœur Rosette DOUKOYA, dans la Congrégation des Ursulines de l’union romaine. Toute la communauté diocésaine est invitée à se joindre à notre fille par la présence ou par la prière.

Le 26 janvier 2019, le diocèse dira un aurevoir à l’abbé Frans Byl qui, après plus de 30 années de mission dans le diocèse, est appelé à retourner en Belgique, son pays natal. Une célébration est prévue à cet effet à 9h à Zamay. Nous attendus nombreux pour célébrer la joie du temps passé ensemble avec ce grand missionnaire au grand cœur.

Je me permets à présent de partager avec vous quelques morceaux choisis du mot de notre Evêque Mgr Bruno ATEBA EDO, à l’occasion de la cérémonie de Noël avec les prêtres, diacres permanents et administrateurs de districts paroissiaux :

Chers confrères dans le sacerdoce, chers diacres permanents et administrateurs des districts paroissiaux,

La joie de Noël se poursuit, puisque nous sommes encore dans l’octave. Je souhaite à chacun de vous un joyeux et fructueux Noël. Que l’Emmanuel, Dieu-avec-nous continue à être la lumière d’en haut qui éclaire notre chemin.

Je vous remercie pour votre présence en cette veille de la Sainte Famille. Comme il est de tradition, nous avons voulu nous retrouver pour partager la joie de la naissance de celui qui nous a appelés et envoyés dans sa vigne.

Comme j’ai l’habitude de le dire, il est important pour une famille de se donner des moments de rencontres, de réflexion mais aussi de partage, de fête. La joie de l’Evangile bien sûr, mais aussi la joie de la fête.

Dans son Exhortation apostolique Evangelii gaudium, le pape François articule la nouvelle évangélisation comme suit : Prendre l’initiative, s’impliquer, accompagner, porter du fruit et fêter

Je vous lis un extrait du Numéro 24 de ladite exhortation qui commente les points accompagner et fêter : « Le disciple sait offrir sa vie entière et la jouer jusqu’au martyre comme témoignage de Jésus-Christ ; son rêve n’est pas d’avoir beaucoup d’ennemis, mais plutôt que la Parole soit accueillie et manifeste sa puissance libératrice et rénovatrice. Enfin, la communauté évangélisatrice, joyeuse, sait toujours “fêter”. Elle célèbre et fête chaque petite victoire, chaque pas en avant dans l’évangélisation. L’évangélisation joyeuse se fait beauté dans la liturgie, dans l’exigence quotidienne de faire progresser le bien. L’Église évangélise et s’évangélise elle-même par la beauté de la liturgie, laquelle est aussi célébration de l’activité évangélisatrice et source d’une impulsion renouvelée à se donner ».

Après les belles célébrations de Noël vécues dans nos communautés chrétiennes, les prêtres, diacres permanents et administrateurs de districts se retrouvent pour un moment de convivialité.

Comme le semeur qui sort pour semer, nous sortons chaque jour avec le menu de l’Evangile, la parole quotidienne que nous annonçons à nos frères et sœurs. Cette année pastorale, comme vous le savez bien, nous mettons un accent particulier sur la catéchèse. C’est à travers elle que l’Eglise se construit solidement selon l’enseignement de Jésus lui-même à travers l’évocation de la maison construite sur le roc (cf Mt 7, 24-27). Nous nous réjouissons pour les efforts consentis par les uns et les autres dans le domaine de la catéchèse et nous vous exhortons à de nouveaux progrès dans ce domaine.

Nous n’oublions pas la pastorale des familles qui reste une préoccupation de notre église diocésaine. Comment ne pas relever la place importante de la pastorale des jeunes. Ils sont l’Eglise de demain.

Le jour de Noël, j’ai eu la joie de célébrer dans notre cathédrale en chantier. La visite que nous y avons effectuée nous a certainement permis d’apprécier l’état d’avancement des travaux. C’est l’occasion, une fois de plus, de saluer la mobilisation de nos communautés chrétiennes à travers les campagnes de collecte organisées. Nous croyons et nous espérons que la dernière collecte en date et dont les fruits seront remis aujourd’hui nous permettront de compléter le montant nécessaire pour achever la toiture. Il restera alors le sol et le mur et plus tard l’équipement. Ne nous fatiguons pas. Nous comptons sur les prêtres pour la réussite des prochaines collectes dont les modalités seront précisées par l’équipe mise en place.

L’année 2018 qui s’achève aura été marquée par de grands événements de la vie de l’Eglise universelle et celle de l’Eglise particulière de Maroua-Mokolo.

Nous tournons le regard vers 2019. Je vous souhaite d’ores et déjà une bonne et heureuse année 2019. Pour cette nouvelle année, je vous souhaite :

Des sourires, pour chasser la tristesse,
De l’audace, pour que les choses ne restent jamais en place,
De la confiance, pour faire disparaître les doutes,
Du réconfort, pour adoucir les jours difficiles,
De la générosité, pour le plaisir de partager,
Des arcs en ciel, pour colorer les idées noires,
Du courage, pour continuer à avancer !
Bonne Année à tous.

Je voudrai évoquer le départ prochain de l’abbé Frans Byl. Après plus de 31 ans passés dans le diocèse, notre frère et ami est appelé, pour des raisons de santé, à retourner en Belgique. C’est avec beaucoup d’émotion que nous avons appris la nouvelle. Nous l’accueillons dans la foi en nous disant, loin des yeux mais près du cœur. Nous voulons comme presbyterium lui dire un au revoir fraternel et mérité. La zone centre a aussi un programme dans ce sens. Ce sera le samedi 26 janvier à Zamay.

Même si Frans s’en va en Belgique, ses œuvres continueront à parler de lui. Son courage missionnaire et sa fidélité à la mission resteront à jamais gravés dans les mémoires de notre diocèse que Frans a tant aimé. P Frans, tu as été un frère au milieu de nous. Tout ce que tu avais, et pouvais recevoir de tes amis, tu l’as mis au service de la mission. Nous sommes nombreux comme diocèse, comme communautés chrétiennes, comme communautés religieuses et comme individus à témoigner de tes marques de générosité.

Frans s’en ira mais Frans restera toujours parmi nous. Avec les paroisses de Mémé et Zamay où vous avez passé le plus de temps, nous verrons comment immortaliser votre passage dans le diocèse. Nous restons ensemble père Frans !

Je vous souhaite une bonne fête et un bon temps de fraternité entre nous.

Mgr Gilbert Damba Wana

 

Le message du pape pour la journée mondiale de la paix

MESSAGE DU SAINT-PÈRE
FRANÇOIS
POUR LA CÉLÉBRATION DE LA
LIIe JOURNÉE MONDIALE DE LA PAIX

1er JANVIER 2019

La bonne politique est au service de la paix

 

  1. ‘‘Paix à cette maison !’’

En envoyant ses disciples en mission, Jésus leur dit : « Dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : ‘‘Paix à cette maison’’. S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra vers vous » (Lc 10, 5-6).

Offrir la paix est au cœur de la mission des disciples du Christ. Et cette offre est adressée à tous ceux qui, hommes et femmes, aspirent à la paix au milieu des drames et des violences de l’histoire humaine[1]. La ‘‘maison’’ dont parle Jésus, c’est chaque famille, chaque communauté, chaque pays, chaque continent, dans sa particularité et dans son histoire ; c’est avant tout chaque personne, sans distinctions ni discriminations. C’est aussi notre ‘‘maison commune’’ : la planète où Dieu nous a mis pour y vivre et dont nous sommes appelés à prendre soin avec sollicitude.

C’est donc également mon vœu au début de l’année nouvelle : ‘‘Paix à cette maison !’’.

  1. Le défi de la bonne politique

La paix est comme l’espérance dont parle le poète Charles Péguy [2]; elle est comme une fleur fragile qui cherche à s’épanouir au milieu des pierres de la violence. Nous le savons : la recherche du pouvoir à tout prix porte à des abus et à des injustices. La politique est un moyen fondamental pour promouvoir la citoyenneté et les projets de l’homme, mais quand elle n’est pas vécue comme un service à la collectivité humaine par ceux qui l’exercent, elle peut devenir un instrument d’oppression, de marginalisation, voire de destruction.

« Si quelqu’un veut être le premier, dit Jésus, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous » (Mc 9, 35). Comme le soulignait saint Paul VI : « Prendre au sérieux la politique à ses divers niveaux – local, régional et mondial –, c’est affirmer le devoir de l’homme, de tout homme, de reconnaître la réalité concrète et la valeur de la liberté de choix qui lui est offerte pour chercher à réaliser ensemble le bien de la cité, de la nation, de l’humanité »[3].

En effet, la fonction et la responsabilité politique constituent un défi permanent pour tous ceux qui reçoivent le mandat de servir leur pays, de protéger les habitants et de travailler pour asseoir les conditions d’un avenir digne et juste. Accomplie dans le respect fondamental de la vie, de la liberté et de la dignité des personnes, la politique peut devenir vraiment une forme éminente de charité.

  1. Charité et vertus humaines pour une politique au service des droits humains et de la paix.

Le Pape Benoît XVI rappelait que « tout chrétien est appelé à vivre cette charité, selon sa vocation et selon ses possibilités d’influence au service de la pólis. […] L’engagement pour le bien commun, quand la charité l’anime, a une valeur supérieure à celle de l’engagement purement séculier et politique […] Quand elle est inspirée et animée par la charité, l’action de l’homme contribue à l’édification de cette cité de Dieu universelle vers laquelle avance l’histoire de la famille humaine »[4]. C’est un programme dans lequel peuvent se retrouver tous les politiciens, de n’importe quelle appartenance culturelle ou religieuse, qui souhaitent œuvrer ensemble pour le bien de la famille humaine, en pratiquant ces vertus humaines qui sous-tendent le bon agir politique : la justice, l’équité, le respect réciproque, la sincérité, l’honnêteté, la fidélité.

À ce sujet, méritent d’être rappelées les ‘‘béatitudes du politique’’, proposées par le Cardinal vietnamien François-Xavier Nguyễn Văn Thuận, mort en 2002, qui a été un témoin fidèle de l’Évangile :

Heureux le politicien qui a une haute idée et une profonde conscience de son rôle.
Heureux le politicien dont la personne reflète la crédibilité.
Heureux le politicien qui travaille pour le bien commun et non pour son propre intérêt.
Heureux le politicien qui reste fidèlement cohérent.
Heureux le politicien qui réalise l’unité.
Heureux le politicien qui s’engage dans la réalisation d’un changement radical.
Heureux le politicien qui sait écouter.
Heureux le politicien qui n’a pas peur.[5]

Chaque renouvellement des fonctions électives, chaque échéance électorale, chaque étape de la vie publique constitue une occasion pour retourner à la source et aux repères qui inspirent la justice et le droit. Nous en sommes certains : la bonne politique est au service de la paix ; elle respecte et promeut les droits humains fondamentaux, qui sont aussi des devoirs réciproques, afin qu’entre les générations présentes et celles à venir se tisse un lien de confiance et de reconnaissance.

  1. Les vices de la politique

À côté des vertus, malheureusement, ne manquent pas non plus dans la politique les vices, dus soit à une inaptitude personnelle soit à des déformations dans l’entourage et dans les institutions. Il est clair pour tous que les vices de la vie politique ôtent de la crédibilité aux systèmes dans lesquels elle s’exerce, ainsi qu’à l’autorité, aux décisions et à l’action des personnes qui s’y consacrent. Ces vices, qui affaiblissent l’idéal d’une authentique démocratie, sont la honte de la vie publique et mettent en danger la paix sociale : la corruption – sous ses multiples formes d’appropriation indue des biens publics ou d’instrumentalisation des personnes –, la négation du droit, le non-respect des règles communautaires, l’enrichissement illégal, la justification du pouvoir par la force ou par le prétexte arbitraire de la ‘‘raison d’État’’, la tendance à s’accrocher au pouvoir, la xénophobie et le racisme, le refus de prendre soin de la Terre, l’exploitation illimitée des ressources naturelles en raison du profit immédiat, le mépris de ceux qui ont été contraints à l’exil.

  1. La bonne politique promeut la participation des jeunes et la confiance dans l’autre

Quand l’exercice du pouvoir politique vise uniquement à sauvegarder les intérêts de certains individus privilégiés, l’avenir est compromis et les jeunes peuvent être tentés par la méfiance, parce que condamnés à rester en marge de la société, sans possibilité de participer à un projet pour l’avenir. Quand, au contraire, la politique se traduit, concrètement, dans l’encouragement des jeunes talents et des vocations qui demandent à se réaliser, la paix se diffuse dans les consciences et sur les visages. Elle devient une confiance dynamique, qui veut dire ‘‘j’ai confiance en toi et je crois en toi’’, dans la possibilité de travailler ensemble pour le bien commun. La politique est pour la paix si elle se manifeste donc, dans la reconnaissance des charismes et des capacités de chaque personne. « Quoi de plus beau qu’une main tendue ? Elle a été voulue par Dieu pour offrir et recevoir. Dieu n’a pas voulu qu’elle tue (cf. Gn 4, 1sv) ou qu’elle fasse souffrir, mais qu’elle soigne et qu’elle aide à vivre. À côté du cœur et de l’intelligence, la main peut devenir, elle aussi, un instrument du dialogue »[6].

Chacun peut apporter sa pierre à la construction de la maison commune. La vie politique authentique, qui se fonde sur le droit et sur un dialogue loyal entre les personnes, se renouvelle avec la conviction que chaque femme, chaque homme et chaque génération portent en eux une promesse qui peut libérer de nouvelles énergies relationnelles, intellectuelles, culturelles et spirituelles. Une telle confiance n’est jamais facile à vivre, car les relations humaines sont complexes. En particulier, nous vivons ces temps-ci dans un climat de méfiance qui s’enracine dans la peur de l’autre ou de l’étranger, dans l’angoisse de perdre ses propres avantages, et qui se manifeste malheureusement aussi, au niveau politique, par des attitudes de fermeture ou des nationalismes qui remettent en cause cette fraternité dont notre monde globalisé a tant besoin. Aujourd’hui plus que jamais, nos sociétés ont besoin d’‘‘artisans de paix’’ qui puissent être des messagers et des témoins authentiques du Dieu Père, qui veut le bien et le bonheur de la famille humaine.

  1. Non à la guerre et à la stratégie de la peur

Cent ans après la fin de la Première Guerre Mondiale, alors que nous nous souvenons des jeunes tombés durant ces combats et des populations civiles lacérées, aujourd’hui plus qu’hier nous connaissons la terrible leçon des guerres fratricides, à savoir que la paix ne peut jamais être réduite au seul équilibre des forces et de la peur. Maintenir l’autre sous la menace veut dire le réduire à l’état d’objet et en nier la dignité. C’est pourquoi nous réaffirmons que l’escalade en termes d’intimidation et la prolifération incontrôlée des armes sont contraires à la morale ainsi qu’à la recherche d’une vraie concorde. La terreur exercée sur les personnes les plus vulnérables contribue à l’exil d’entières populations en quête d’une terre de paix. Les discours politiques qui tendent à accuser les migrants de tous les maux et à priver les pauvres de l’espérance ne sont pas justifiables. Au contraire, il faut réaffirmer que la paix se fonde sur le respect de chaque personne, quelle que soit son histoire, sur le respect du droit et du bien commun, de la création qui nous a été confiée et de la richesse morale transmise par les générations passées.

Notre pensée va aussi, à titre particulier, aux enfants qui vivent dans les zones actuelles de conflit, et à tous ceux qui s’engagent afin que leurs vies et leurs droits soient protégés. Dans le monde, un enfant sur six est touché par la violence de la guerre ou par ses conséquences, quand il n’est pas enrôlé pour devenir lui-même soldat ou otage de groupes armés. Le témoignage de ceux qui œuvrent pour défendre la dignité et le respect des enfants n’en est que plus précieux pour l’avenir de l’humanité.

  1. Un grand projet de paix

Nous célébrons ces jours-ci le soixante-dixième anniversaire de la Déclaration Universelle des droits de l’homme, adoptée au lendemain du deuxième conflit mondial. Souvenons-nous, à ce propos, de l’observation de saint Jean XXIII : « Maintenant, à mesure que l’homme devient conscient de ses droits, germe comme nécessairement en lui la conscience d’obligations correspondantes : ses propres droits, c’est avant tout comme autant d’expressions de sa dignité qu’il devra les faire valoir, et à tous les autres incombera l’obligation de reconnaître ces droits et de les respecter »[7].

La paix, en effet, est le fruit d’un grand projet politique qui se fonde sur la responsabilité réciproque et sur l’interdépendance des êtres humains. Mais elle est aussi un défi qui demande à être accueilli jour après jour. La paix est une conversion du cœur et de l’âme ; et il est facile de reconnaître trois dimensions indissociables de cette paix intérieure et communautaire :

– la paix avec soi-même, en refusant l’intransigeance, la colère et l’impatience et, comme le conseillait saint François de Sales, en exerçant ‘‘un peu de douceur avec soi-même’’, afin d’offrir ‘‘un peu de douceur aux autres’’ ;

– la paix avec l’autre : le proche, l’ami, l’étranger, le pauvre, le souffrant… ; en osant la rencontre et en écoutant le message qu’elle porte avec elle ;

– la paix avec la création, en redécouvrant la grandeur du don de Dieu et la part de responsabilité qui revient à chacun d’entre nous, en tant qu’habitant du monde, citoyen et acteur de l’avenir.

La politique de la paix, qui connaît bien les fragilités humaines et les assume, peut toujours se ressourcer dans l’esprit du Magnificat que Marie, Mère du Christ Sauveur et Reine de la Paix, chante au nom de tous les hommes : « Sa miséricorde s’étend d’en âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leur trône, il élève les humbles […] ; il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais » (Lc 1, 50-55).

Du Vatican, le 8 décembre 2018

François

 

 

[1] Cf. Lc 2, 14 : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’il aime ».

[2] Cf. Le Porche du mystère de la deuxième vertu, Paris 1986.

[3] Lett. ap. Octogesima adveniens (14 mai 1971), n. 46.

[4] Enc. Caritas in veritate (29 juin 2009), n. 7.

[5] Cf. Discours à l’exposition-colloque ‘‘Civitas’’ de Padoue, ‘’30 giorni’’, n. 5 de 2002.

[6] Benoît XVI, Discours aux Autorités du Bénin, 19 novembre 2011.

[7] Enc. Pacem in terris (11 avril 1963), n. 44.

 

Mgr Bruno Ateba Edo reçoit les vœux de son presbyterium

IL est 10 heures. Tous les prêtres, diacres permanents et administrateurs de districts œuvrant dans le diocèse de Maroua-Mokolo se rassemblent sur le site de la nouvelle cathédrale Notre Dame de l’Assomption de Founangué. Ils viennent répondre à l’appel de Mgr Gilbert Damba Wana, vicaire général qui, avec tout le presbyterium, veut souhaiter les meilleurs vœux de fin d’année à Mgr Bruno Ateba Edo.

La rencontre commence avec la visite des travaux de construction de la nouvelle cathédrale. Force est de constater que les travaux avancent. Le maître d’ouvrage, l’évêque lui-même veille au grain. Il impulse depuis quelques années un bon souffle pour mobiliser les fonds nécessaires pour la réalisation de ce gigantesque projet diocésain.

Après la visite du chantier, nous prenons la direction de l’évêché et là nous attend une surprise de taille. La nouvelle résidence de l’évêque est sortie de terre en quelques mois seulement. Avec du matériau définitif et réalisée par des architectes chevronnés, ce monument est un joyau qui mérite d’être apprécié à sa juste valeur. Il y peut désormais officier dignement son ministère épiscopal et recevoir ses collaborateurs et les amis de notre diocèse de tous les coins de la planète.

Le cortège s’ébranle vers la grande salle de rencontre du Comité Diocésain de Développement. A la grande surprise de tous, elle était toute parée comme pour des évènements de grands jours. Une projection de film des grands moments diocésains de l’année 2018 y est lancée par le Service Diocésain de la Communion. C’est alors que commence la cérémonie des vœux proprement dite. C’est le chancelier du diocèse, l’abbé Martin Hapmo qui lance le bal avec le rappel de tous les évènements importants qui se sont déroulés dans le diocèse de Maroua-Mokolo en 2018. Une sorte de bilan dans lequel tous les ouvriers apostoliques se retrouvent. La parole a été ensuite prise par Monsieur l’abbé Paul Matakon, qui au nom de tout le presbyterium, a souhaité les meilleurs vœux de santé, prospérité et longévité au père évêque. Les prêtres ont aussi profité de l’occasion pour remettre à leur pasteur, les fruits des collectes de fonds pour la construction de la cathédrale. Un effort de guerre réalisé avec le concours de tous les fidèles malgré la situation précaire dans les paroisses.

Très ému, Mgr Bruno Ateba Edo n’a pas manqué de prendre la parole pour remercier le vicaire Général et tous les prêtres pour ce geste qui lui va droit au cœur et qui lui permet de comprendre qu’il peut compter sur ses premiers collaborateurs dans le ministère. Il a aussi profité de l’occasion pour remercier Monsieur l’Abbé Franz Byl pour ces nombreuses années passées dans le diocèse. Au mois de février prochain, il va quitter le diocèse pour prendre sa retraite méritée en Belgique. Une messe d’action de grâce et d’aurevoir aura lieu le 20 janvier prochain à Mémé et le 26 janvier à Zamay, deux paroisses fondées par lui. La rencontre s’est achevé avec un repas fraternel dans le réfectoire de la maison d’accueil.

Abbé Gilbert Pali Djonsala

Joyeux Noël et Bonne Année 2019

Le Diocèse de Maroua-Mokolo vous souhaite une Joyeuse fête de Noël. Que le Messie vous apporte plus de joie, de paix et de bonheur.

Que l’année 2019 soit pour vous et pour tous ceux qui vous sont chers, une année de grâce et de bienfaits accordée par le Seigneur.

Mgr Bruno Ateba Edo, SAC

Évêque de Maroua-Mokolo

En communion décembre 2018

Il viendra un soi…où nul ne l’attend plus peut-être

Chers frères et sœurs ouvriers apostoliques du diocèse,

Nous sommes dans le temps de l’Avent qui nous prépare, avec nos communautés chrétiennes, à la fête de la Nativité de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ. Comme à l’époque de l’attente messianique, notre époque éprouve un grand besoin de libération de bien chaines qui retiennent captifs bon nombre d’hommes et de femmes.

Les lectures que la liturgie nous propose ces derniers temps ont une résonnance apocalyptique. L’évocation ces situations de violence et des catastrophes en lien avec le retour glorieux du Christ à la fin des temps nous fait penser au contexte de notre époque. On penserait alors que nous sommes dans les derniers temps. Une chose est claire, et Jésus nous l’enseigne, personne ne sait ni le jour ni l’heure, sinon le Père. Et nous qu’avons-nous alors à faire ? A rester éveillés et à prier.

C’est à cela que nous devons inviter nos communautés chrétiennes, une attente active de la venue de notre Seigneur. Et cette activité nous renvoie aussi bien à la vie spirituelle qu’active. Pour nous procurer ce dont nous avons besoin pour notre survie, nous avons besoin de travailler. Le Fils de Dieu dont nous préparons le mémorial de la venue a valorisé le travail humain. L’une des grandes préoccupations de nos jeunes aujourd’hui, c’est la question de l’insertion professionnelle. Ils sont nombreux dans nos villes et villages sans emplois, et certains d’entre eux sont même affairés sans rien faire. Nous avons à inventer avec nos de nouvelles possibilités et à explorer les opportunités pour faciliter leur insertion socio-professionnelle.

Lors du dernier conseil pastoral, nous avons longuement échangé sur les activités du CDD. Et les rencontre CDD-CPPH ont permis, nous l’espérons bien, de voir ensemble comment capitaliser et valoriser le travail effectué par cette structure diocésaine. En cas de besoin, n’hésitons pas à nous rapprocher du CDD pour exprimer point de vue et apporter notre contribution en vue de la mise en œuvre des projets en cours. Votre opinion compte !

Le temps de l’Avent nous fait entrer dans l’espérance en Dieu. Lors des dernières journées diocésaines, nous avons insisté sur la catéchèse qui commence d’abord dans la famille. En tant qu’Eglise domestique, c’est là que l’enfant reçoit les rudiments de la foi chrétienne. Ce fut une belle fête la célébration de la journée diocésaine de la famille. La réflexion proposée par le comité diocésain de la pastorale familiale a ressorti les grandes orientations de l’Exhortation Amoris laetitia, document de référence pour toute pastorale de la famille aujourd’hui. Certaines paroisses n’ont pas malheureusement été représentées. C’est toujours important, en dépit des difficultés de divers ordres, d’encourager et de faciliter la participation de nos fidèles à telles rencontres.

La pastorale de l’enfance connait un rayonnement dans notre diocèse. Le mouvement Cop monde accomplit un travail de qualité dans l’encadrement spirituel des enfants. Lors des conseils pastoral et presbytéral, nous avons souligné l’importance d’un encadrement dominical plus intense des enfants. Là où il existe des groupes ou associations de femmes, nous pouvons les solliciter pour assurer l’encadrement des enfants le dimanche à l’heure de la messe, ce qu’on appelle communément « école de dimanche ».

Nous nous préparons à célébrer le lancement du 60e anniversaire de l’arrivée de Baba Simon à Tokombéré. Plusieurs activités sont au programme. Nous vous annonçons déjà la célébration du 1er janvier à Tokombéré. Nous y sommes tous invités.

L’Emmanuel, Dieu est parmi nous vient renouveler sa présence dans nos familles. Ouvrons grandement les portes de nos communautés chrétiennes pour accueillir celui fait renaitre l’espérance de la cendre.

Bon et fructueux temps de l’Avent. A nous revoir très bientôt.

 

Mgr Gilbert Damba Wana, Vicaire Général

Messe d’action de grâce du Père Patience Kalkama à Yaoundé-Mélen

« Oui, il est bon, il est doux pour des frères de vivre ensemble et d’être unis ! » Ps 132,1.

C’est sous l’inspiration de cet extrait biblique que la grande communauté du Grand-Nord à Yaoundé a accueilli et célébré la fraternité avec les membres de l’Association des ouvriers apostoliques de la Province Ecclésiastique de Garoua à Yaoundé (ASSOAPGY). L’association réunit en son sein les prêtres, religieux, religieuses et séminaristes de la Province ecclésiastique de Garoua envoyés en mission d’étude ou suivant leur processus formatif dans la capitale politique du Cameroun, Yaoundé. Tout en saluant la création de ce groupe, nous voulons exprimer toute notre gratitude aux évêques et supérieurs de cette Province qui, de plus en plus, sont attentifs à la formation spécialisée des ouvriers apostoliques. Avec le monde qui change, les besoins d’hier ne sont plus ceux d’aujourd’hui. Nous croyons et saluons les efforts réalisés dans ce sens. Le grand-nord se révèle être la partie du pays la plus pauvre où plusieurs défis attendent l’église et la société toute entière. Nous sommes convaincus que les ouvriers apostoliques bien formés pourront être efficaces, professionnels, pertinents et innovants sur le terrain pastoral et dans les multiples services de l’église. Nous soutenons cette initiative et nous saluons ces efforts. Avec ces frères et sœurs, nous sommes l’église et nous espérons participer avec eux au développement de notre belle région car la fraternité, nous l’avons compris, c’est l’Église dans la multiplicité de ses vocations.  Laïcs, religieux, religieuses, ministres ordonnés, hommes, femmes, jeunes et vieillards : le Peuple de Dieu est riche de sa diversité.

L’une des objectifs de l’Association est la « création des liens socio-culturels et religieux avec les communautés originaires du septentrion, présentes à Yaoundé en vue de les aider dans l’accompagnement spirituel ». Cet objectif s’est concrétisé cette année avec un certain nombre d’activités menées du 26 au 28 octobre 2018 sous la bénédiction du charismatique curé de St Paul NDJONG-Melen, Abbé Philippe Georges BALLA et de ses vicaires.

Deux évènements majeurs ont meublé cette joie des retrouvailles dans la capitale politique du Cameroun : la messe d’action de grâce du père KALKAMA PATIENCE et le lancement des activités de l’ASSOAPGY.

Tout commence par un match de football au stade de la garde présidentielle de Melen  le samedi 27 octobre 2018 à15h ; match qui opposait les jeunes du Grand-Nord aux prêtres et séminaristes du Grand-Nord. Lors de cette rencontre sportive étincelante, nombreuse était la présence des élites. Nous voulons saluer ici le coaching stratégique et technique de papa NDEWE MARCEL (Entraîneur des jeunes) qui a permis aux jeunes d’inquiéter les aînés et de découvrir les talents footballistiques de ces derniers.  Ce match se termine à 17h30 par un score de 3- 2 en faveur des prêtres et séminaristes du Grand-Nord. Tout s’est déroulé et achevé dans un esprit de fraternité, de fair-play et de discipline.

Le lendemain matin, Il était 8h45 lorsque la messe d’action de grâce débuta. Ayant pour célébrant principal le père KALKAMA PATIENCE, le cortège du célébrant comptait la présence de 9 PRETRES ; 25 séminaristes et 8 religieuses. Cette messe était animée par les jeunes du Grand-Nord, preuve d’une unité dans la grande diversité à Melen. Nous avons prié et célébré par les rythmes et chants issus du Nord/Cameroun. C’était du « venez-voir ».  Hommes, femmes et enfants ont dansé et fait triompher la joie d’être enfants de Dieu et frères de l’autre lors de cette messe d’action de grâce.  Un enseignement perspicace et pénétrant nous a été donné par l’abbé GUENEYORA Didier. Passons maintenant à la kyrielle de remerciements aux personnes qui ont soutenues cette initiative que nous souhaitons continuer.

Notre gratitude va à l’endroit de nos évêques et responsables des communautés qui ont compris qu’aujourd’hui, les besoins de la mission sont pluriels et nécessite de prêtres compétents dans divers disciplines en envoyant chaque année quelques prêtres et religieux aux études. Merci au curé de la paroisse de Ndjon Melen dont grâce à son ouverture et sa simplicité, nous remarquons au quotidien la présence de nos prêtres, religieuses ; et séminaristes dans cette paroisse. Notre gratitude au curé et à ses vicaires ; aux responsables de la communauté Grand-Nord de melen, Laurent GOUIGA et papa BISTICE pour leurs multiples soutiens et conseils.

Un grand chapeau à l’ASSOAPGY conduit par le mobilisateur par excellence des jeunes et l’homme charismatique, l’Abbé PASCAL DJEUMEGUED qui a choisi notre paroisse pour accueillir ce grand évènement.  Merci aux ouvriers apostoliques pour leur présence comme des frères et des sœurs, et comme « alter Christus ».

Notre reconnaissance s’adresse également à toute la communauté du Grand-Nord en générale et aux jeunes en particulier à qui nous donnons une note spéciale de 9/10. Que Dieu comble au centuple les efforts consentis ; le meilleur est à venir.

Après l’office divin, il eût l’office du vin !

Yavara Geraldo

Lancement des activités des jeunes de Koza

C’était du 10 au 11 novembre 2018 en la Paroisse Saints Pierre et Paul de Koza que les jeunes de la zone pastorale de Koza ont officiellement lancé leurs activités. Ils étaient 150 jeunes venus des différents paroisses et districts paroissiaux de la zone.

La journée du 10 novembre était marqué par l’arrivée et l’accueil dans la matinée. Suivrons immédiatement les entretiens. Le premier entretien était un retour sur les journées diocésaines et notamment sur le thème triennal du diocèse : « donnez-leurs vous-même à manger » (Mt14, 16). Dans une démarche hautement pédagogique et didactique, la sœur Anne Marie, sœur conseillère des jeunes de la zone a essayé de montrer quel peut l’apport des jeunes dans ce projet diocésain selon les deux axes majeurs: l’axe catéchétique et l’axe d’autofinancement. Dans son entretien, la sœur a rappelé aux jeunes que « donnez à manger » n’est pas tout simplement une question de nourriture et de boisson. Mais il s’agit de donner tout ce qui vise l’épanouissement total de l’homme. En cela, la parole de Dieu figure en première place. Car comme le disait Jésus lui-même: « l’homme ne vit pas seulement du pain mais de toute parole qui vient de Dieu ». Nous avons donc, en tant que jeunes, a-t-il déclaré la mission de donner à nos camarades, nos amis à l’école comme en famille, la Parole de Dieu. Il ne s’agit pas de l’annoncer tout simplement de façon verbale. Mais plutôt par notre vie exemplaire: le travail bien fait, l’honnêteté, l’assiduité… En cela tout le monde à quelque chose à donner. Notre temps, nos talents, notre vigueur de jeunesse sont autant de nourriture à donner à notre monde.  Et quand nous les offrons aussi petits soient-ils, nous sommes surpris de leur multiplication.  Nous devons ainsi donner gratuitement ce que nous avons reçu gratuitement de Dieu.

L’après-midi était consacré à un autre exposé sur le thème : « jeune que fais-tu de ton avenir ? ». Dans cet exposé, l’Abbé Bienvenu Deli, aumônier des jeunes de la zone a attiré l’attention des jeunes sur la question du discernement qui semble faire défaut aujourd’hui dans presque toutes les sphères à cause d’une culture moderne qui a réussi à installer dans l’esprit de beaucoup un logiciel de consumérisme et une culture du rejet qui donne automatiquement naissance à la culture du déchet, comme le rappelle le pape François dans son encyclique laudato si. Dans son entretien, il aussi appelé les jeunes à mettre la base de leur discernement la foi et vivre dans l’espérance. Il ne faut jamais prendre à votre compte le refrain fatal de nombreux jeunes camerounais : « on va faire comment ». C’est par le travail, la détermination, le respect des valeurs, le tout soutenu par la foi que vous pouvez réussir. Il ne faut jamais avoir peur d’oser, il ne faut pas avoir peur d’être différent. Nous sommes appelés à avancer ensemble. Mais c’est chacun qui doit trouver ces forces dans un renouvellement intérieur avec le Christ, maître de notre vie.

La journée de Samedi a tiré le voile après un concert de musique religieuse qui vu les passages très animés des différents paroisses et districts paroissiaux.

Le dimanche, le lancement s’est terminé dans la joie avec une messe d’action présidée par le curé de la paroisse Saints Pierre et Paul de Koza, l’abbé Pierre Abalangaz

Dans son homélie, il a rappelé aux jeunes que la beauté d’une vie se mesure non pas à cause de ce qu’il a mais de ce qu’il est. Et seule la vie qui donne et qui se donne peut porter du fruit.   » si nous donnons avec amour tous ce qu’on a, on recevra la bénédiction divine, comme la veuve qui a donné deux piécettes et elle a été béni. »

Au cours de la messe, l’aumônier a donné à chaque paroisse l’attestation de participation et à féliciter tous jeunes pour leur présence et leur engagement.

La journée s’est terminée par une évaluation et un copieux repas. Au cours de cette évaluation, l’aumônier a félicité le district paroissial de Zheleved et la paroisse Notre-Dame du Rosaire de Nguetchewe pour leur participation massive. Les jeunes se sont séparés dans la joie et la paix.

 

 Kisito Tchideme

 

Le père Gian Antonio Allégri rappelé à Dieu

Le Père Gian Antonio Allégri, prêtre du diocèse de Vicenza en Italie et ancien missionnaire dans le diocèse de Maroua-Mokolo (Douroum et Tchéré) est décédé le mercredi 29 août 2018. Il est l’un des deux prêtres italiens kidnappés par Boko Haram dans la nuit du 04 au 05 avril 2014 à Tchéré. Nos prières l’accompagnent.

A la découverte de l’Association des Amis du diocèse de Maroua-Mokolo

Rejoignez l’Association des ‘’Amis du Diocèse de Maroua Mokolo’’.

Créée au mois de janvier 2018 à l’initiative de Mgr Bruno Ateba EDO Sac, Evêque de Maroua-Mokolo, ce regroupement de Chrétiens de bonne volonté est apolitique, laïque, à but non lucratif.

Il compte aujourd’hui une trentaine de membres qui souhaitent fédérer leur énergie à l’effet de:

  • Promouvoir et animer des actions de développement économique, social et spirituel du Diocèse dans le cadre intégré des objectifs à court, moyen et long terme,

  • Promouvoir des initiatives locales pour une pleine participation des chrétiens au processus de développement du Diocèse,

  • Participer aux initiatives d’autonomisation du Diocèse,

  • Constituer un cercle de réflexion et de sensibilisation pour le développement du Diocèse dans sa globalité.

Le siège se trouve à Maroua. Des antennes relais pourraient être créées en tous lieux du Cameroun en cas de nécessité.

Ses actions concernent tout le territoire diocésain mais s’entendront progressivement.

L’association enregistre deux catégories de membres qui se retrouvent régulièrement au CDD de Maroua autour du Vicaire Général à savoir :

  • Des membres d’honneur: ce sont des personnes ressources coptées pour un appui ponctuel ou certains services rendus à l’association.  Cette catégorie est dispensée de cotisations ;

  • Des membres actifs: Catholique ou non, ils peuvent adhérer à l’Association et s’acquitter des cotisations prévues. Ils sont promoteurs de l’association et leur nombre est illimité.  Ils peuvent résider dans un diocèse autre que celui de Maroua-Mokolo à condition de contribuer au fonctionnement normal du Groupe.

Les Amis du Diocèse compte déjà à leur actif la mise en place d’un Secrétariat exécutif opérationnel et le parrainage de trente (30) jeunes en vue de leur participation aux JNJ de Garoua.

Rejoignez-nous en prenant attache avec le Vicaire Général au (6 95 283 774)

Ou notre chargé de communication M. TOUKAM Isidore (699 97 33 88)

LE CHARGE DE LA COMMUNICATION

Isidore Toukam

 

En Communion Août 2018

Comme Marie, choisir la meilleure part

Chers frères et sœurs ouvriers apostoliques du diocèse,

Je souhaite à chacun de vous un bon temps de vacances après une année pastorale assez laborieuse pour chacun de nous. Il est important de prendre le temps nécessaire pour nous ressourcer physiquement et spirituellement. Concernant le ressourcement spirituel justement, nous avons eu la grâce de vivre des moments de retraite, question d’être plus à l’écoute de celui qui nous envoie. Je vous propose ici une petite réflexion sur l’écoute : écoute de Dieu et écoute des autres.

Un récit de l’évangile selon Saint Jean nous rapporte la visite de Jésus dans une famille (cf. Lc 10, 38-42). Et dans cette famille se trouvaient deux sœurs, Marthe et Marie. Il est dit que Marthe était accaparée par les travaux, certainement pour offrir un accueil chaleureux à Jésus. Et Marie quant à elle se tenait aux pieds de Jésus, l’écoutant attentivement. Et Jésus apprécie l’attitude de Marie en soulignant qu’elle a choisi la meilleure part, qui ne lui sera pas enlevée. Quelle est cette meilleure part en effet, si ce n’est pas l’écoute du Seigneur. C’est en fait l’attitude qui convient à l’envoyé de Dieu au risque de faire sa propre volonté alors qu’il doit réaliser la volonté de Dieu. Ma nourriture nous dit Jésus, c’est d’accomplir la volonté de mon Père qui est aux cieux (cf. Jn 4, 34).

Le danger de l’activisme nous guette. Il y a toujours quelque chose à faire et nous trouvons toujours une justification à cela.  A travers les évangiles, nous voyons Jésus parfois bousculé par les multiples sollicitations au point de laisser les membres de sa famille penser qu’il a perdu la tête (cf. Mc 3, 20-21). C’est aussi cela l’engagement et le dévouement pour la cause du royaume. Les autres ont besoin de nous et c’est vrai. Mais pas simplement pour agir en leur faveur, surtout pour les écouter. Nos réactions envers ceux qui viennent vers nous sont parfois entachées des préjugés et des aprioris qui nous poussent à formuler la réponse à donner avant même d’avoir écouté la personne. Il y a alors risque de donner à l’autre un serpent alors qu’il nous demande du pain. L’écoute implique la patience et requiert la disponibilité. Nous sommes de plus en plus attachés au monde numérique avec des applications facilement utilisables qui nous distillent tellement d’informations, mais qui occupent aussi exagérément notre temps. Nous écoutons parfois les autres en manipulant de temps à autre notre téléphone ou le clavier de l’ordinateur. En famille, le temps est partagé entre les tâches quotidiennes et le téléphone. En communauté, on expédie le temps du repas s’il n’est pas perturbé par des appels intempestifs. Le temps est alors partagé entre l’écoute du prochain et la gestion des outils de communication. Marie aurait été certainement déçue si elle faisait l’expérience d’un Maître distrait durant la causerie.

Si les autres ont besoin que nous les écoutions, nous aussi avons besoin d’écouter le Seigneur. Nous nous rappelons des paroles que le grand prêtre Elie avait conseillées au jeune Samuel de répéter : parle Seigneur, ton serviteur écoute (1S 3, 9).

Durant le temps de retraite, chacun de nous a certainement découvert qu’il fait beau temps lorsque nous sommes près du Seigneur, à son écoute ou en train de lui parler. C’est une expérience qui ressemble fort bien à celle de la transfiguration (cf Mt 17,…..). C’est un impératif catégorique pour tout disciple du Christ de se mettre à l’écoute de son Maître, à travers la lecture-méditation de la Parole de Dieu et à travers le silence intérieur de la prière.

Cette découverte devrait contribuer à la gestion de notre temps à répartir entre les différentes activités. L’organisation de la liturgie des heures nous rappelle que la prière doit rythmer notre vie. Comme Moïse sur la montagne, nous écoutons le Seigneur et c’est son message que nous transmettons au cours de la journée.

Comme Marie la sœur de Marthe donc, nous sommes appelés à choisir la meilleure part. En plus de nos intentions bien formulées, nous pouvons demander à Dieu la grâce de l’écoute pour la prochaine fête de l’Assomption. Que la Vierge Marie qui a été  attentive à la parole du Seigneur nous entraine sur le chemin de l’écoute de Dieu et du prochain.

Après les Journées nationales des Jeunes auxquelles ont participé plus de 750 jeunes et encadreurs de notre diocèse, certains jeunes se retrouveront dans les prochains jours à Maroua (Collège bilingue Jacques de Bernon) pour le camp diocésain des vocations. Nous avons reçu la circulaire du Comité diocésain des vocations qui nous rappelle les modalités y afférentes. Merci d’encourager les jeunes à découvrir leur vocation et à y répondre généreusement car, la moisson est abondante nous dit Jésus, mais les ouvriers sont peu nombreux.

Cette année et plus précisément le 14 Août prochain, nous célébrerons le centenaire du baptême de Baba Simon. C’est l’occasion de rappeler et d’encourager nos communautés chrétiennes à implorer la grâce du Seigneur par l’intercession de Baba Simon, pour qu’un jour l’Eglise toute entière chante la gloire de Dieu en lui. Un programme d’activités est élaboré par la Paroisse Saint Joseph de Tokombéré. Nous y sommes tous invités.

Nous annonçons l’ouverture du Collège privé de Koza dès la prochaine rentrée scolaire. Ce nouvel établissement vient enrichir la carte scolaire de notre Diocèse.

Nous souhaitons à tous une bonne suite des vacances. Que la Vierge Marie, Notre Dame du mont Carmel nous renouvelle pour qu’à l’exemple du prophète Elie, nous commencions la prochaine année pastorale avec plus de paix et de joie dans le Seigneur.

Mgr Gilbert Damba Wana, Vicaire Général